ARTICLE

Freelances : que vous reste-t-il vraiment d’une prestation ?

Un professionnel portant des lunettes et un col roulé sombre travaille sur son ordinateur à une table en bois

Une prestation facturée 1 200 € vous rapporte-t-elle réellement 1 200 € ?

Évidemment non. Mais l’écart entre ce que vous facturez et ce que cette prestation vous laisse réellement peut être beaucoup plus important qu’on ne l’imagine.

Pour un freelance, cet écart ne se trouve pas uniquement dans les charges. Il se cache aussi dans le temps passé avant et après la mission, les échanges avec le client, les modifications demandées, les outils utilisés ou toutes ces tâches qui ne seront jamais facturées.

Deux prestations vendues exactement au même prix peuvent ainsi avoir une valeur très différente pour votre activité.

Le temps facturé n’est pas toujours le temps travaillé

Prenons cette prestation de 1 200 €.

Vous estimez qu’elle nécessite deux journées de travail. À première vue, elle vous rapporte donc 600 € par jour.

Mais il y a eu un premier échange avec le client. La préparation du devis. Une réunion de cadrage. Quelques mails. La prestation elle-même. Puis des corrections, un nouvel échange et la facturation.

Au total, les deux jours prévus en sont peut-être devenus trois.

La prestation ne représente alors plus 600 € par jour de travail, mais 400 €. Et ce, avant les cotisations, les outils et les autres frais qu’elle a mobilisés.

UNE PRESTATION À
1 200 €
Jour 1Production
Jour 2Production
Jour 3Cadrage · échanges · corrections · facturation
2 jours prévus(facturés)
3 jours réellement mobilisés(dont 1 jour non facturé)
600 €/joursur la base de 2 jours prévus
400 €/joursur la base de 3 jours réellement mobilisés
Avant cotisations, outils et autres coûts directs.

Un indicateur très simple permet déjà d’y voir plus clair : ce que la prestation vous laisse après ses coûts directs, rapporté au temps réellement consacré à la mission.

Pas uniquement au temps que vous aviez prévu de facturer.

Toutes les prestations ne se valent pas

Certaines missions sont simples à délivrer, bien cadrées et nécessitent peu de suivi.

D’autres génèrent des allers-retours, mobilisent davantage d’outils, entraînent des déplacements ou demandent beaucoup de préparation.

Une prestation que vous vendez facilement peut ainsi devenir progressivement l’une des moins intéressantes économiquement.

Ce constat ne conduit pas nécessairement à l’abandonner. Il peut simplement amener à revoir son prix, mieux délimiter ce qui est compris dans la prestation, facturer certaines demandes supplémentaires ou modifier votre manière de la délivrer.

Regardez ce que chaque mission laisse derrière elle

Cette lecture devient particulièrement importante lorsque votre agenda commence à se remplir.

Votre capacité de travail n’est pas illimitée. Une mission qui occupe trois journées en mobilise trois qui ne pourront pas être consacrées à autre chose.

À ce stade, la vraie décision porte sur le choix des missions : lesquelles développer, lesquelles faire évoluer, lesquelles accepter moins souvent ?

Un chiffre d’affaires qui progresse est une bonne nouvelle. Mais savoir quelles prestations contribuent réellement à cette progression permet de développer son activité avec beaucoup plus de discernement.

Vous souhaitez prendre du recul sur votre situation ? Discutons-en.

Fondateur de Fizness
Consultant en Finance, Stratégie et Performance